Pourquoi j'ai créé Gradefully
Depuis dix ans, j'ai essayé toutes sortes de carnets de notes. J'ai commencé par le logiciel que mon conseil me fournissait. Vous les connaissez : ces gros systèmes d'information scolaire qui ont l'air d'avoir été conçus en 1997. Ça n'a pas marché.
Avec le temps, mon système s'est résumé à trois piles. Des chemises pleines de travaux corrigés. Une feuille de calcul remplie de formules pour les moyennes pondérées. Je n'osais plus y toucher. Des papillons adhésifs sur mon bureau, avec des observations notées au vol. Vous vous reconnaissez?
C'est au moment des bulletins que le désordre me rattrapait. Je m'assoyais devant les trois piles et j'essayais d'en tirer un commentaire honnête par élève, pour cinquante élèves. Chaque élève mérite un commentaire qui lui appartient, j'y tiens. Ça me prenait près de quinze heures de rédaction par étape. Et chaque collègue à qui j'ai posé la question m'a raconté la même histoire.
Alors j'ai créé l'outil que je voulais. Gradefully garde les notes et la rétroaction au même endroit, pour que les preuves d'apprentissage soient déjà rassemblées quand arrive le temps de rédiger. Vous entrez une note, vous y joignez une remarque brute que personne d'autre ne voit. Gradefully rédige ensuite l'ébauche à partir de ces preuves, dans le vocabulaire de Faire croître le succès : points forts, prochaines étapes, habiletés d'apprentissage.
Avant Gradefully, je rédigeais mes commentaires avec d'autres outils d'IA. Sauf qu'en enseignement on manipule des données d'élèves, et ça demande de la prudence. C'est la partie qui m'a toujours mis mal à l'aise. Elle est donc devenue ma règle la plus stricte. Les noms des élèves sont remplacés par des codes avant tout envoi à l'IA, et ils ne reviennent que sur votre écran. Ce qui est envoyé, ce sont les travaux, les notes et la remarque que vous avez écrite. Votre journal anecdotique, lui, n'est jamais envoyé à l'IA. La page sur la confidentialité détaille tout le trajet.
Ce qui revient, c'est une ébauche. Vous la lisez, vous la modifiez et c'est vous qui décidez de ce qui ira sur le bulletin. Vous partez d'une base solide. En Ontario, la note relève du jugement professionnel de l'enseignante ou de l'enseignant. Je ne vais pas créer un logiciel qui remplace ce jugement en cachette.
Gradefully me fait gagner plus de quarante heures par année sur les bulletins. Il redonne maintenant ces heures-là à des collègues partout en Ontario et au Canada. Prenez-les pour souffler et pour enseigner avec l'enthousiasme que vous aviez au départ.
Je suis encore en classe, alors je sais ce qui marche et ce qui ne marche pas. J'améliore Gradefully sans arrêt pour en faire le meilleur outil de suivi du rendement des élèves pour les enseignantes et enseignants, pas pour l'administration.