Rédiger votre politique sur l'IA en classe
Ce n'est pas le travail remis qui compte. C'est la réflexion derrière.
des enseignantes et enseignants sondés disent que leur école a une politique sur l'usage de l'IA par les élèves. Moins de la moitié.
Sondage de l'Institut Fraser auprès de 756 enseignantes et enseignants, 2026des étudiantes et étudiants canadiens de 18 ans et plus utilisent l'IA générative pour leurs travaux, et 48 % trouvent que leur esprit critique a baissé depuis.
Sondage de KPMG au Canada auprès de 684 étudiantes et étudiants de 18 ans et plus, octobre 2025des élèves américains disent qu'on ne leur a jamais montré en classe comment utiliser l'IA pour leurs travaux.
Sondage par panel de RAND, 2025des adolescentes et adolescents américains disent que des élèves de leur école se servent de robots conversationnels pour tricher, au moins à l'occasion.
Pew Research Center, février 2026L'usage a monté bien plus vite que les balises. Mais l'écart entre ces chiffres n'est pas le vrai problème.
J'enseigne les sciences et l'informatique au secondaire, dans le sud de l'Ontario. Voici ce que j'ai fini par comprendre sur l'évaluation : le rapport de laboratoire ne m'a jamais intéressé pour lui-même. Ce qui m'intéresse, c'est le regard critique sur une expérience. Refuser de conclure plus que ce que les données disent. Partout dans l'école, c'est la même chose. Personne n'a besoin des dissertations de nos élèves. On a besoin de jeunes capables de construire une argumentation et de l'appuyer. Personne n'a besoin de savoir que l'arbre fait 32 mètres. On a besoin d'un jeune qui trouve la réponse avec la longueur d'une ombre et l'angle du soleil. Le travail remis n'a jamais été le but. C'était notre façon de faire pratiquer le raisonnement et de vérifier qu'il avait eu lieu.
Ça a tenu longtemps, parce qu'on ne pouvait pas produire le travail sans faire le chemin. Corriger la dissertation, c'était corriger la réflexion. L'IA a coupé ce lien. Un robot conversationnel sort le rapport de laboratoire en trente secondes. L'élève n'a rien réfléchi, mais la note dit le contraire. Remettre ça ne me vole rien à moi. Ça prive l'élève des habiletés que le cours existe pour développer. Reste que c'est à nous de garantir la valeur des crédits que nous accordons et de préparer vraiment nos élèves à la suite.
La solution n'est pas un meilleur détecteur, et ce n'est pas de faire comme si l'IA allait disparaître. Ce n'est surtout pas une interdiction totale. C'est une évaluation qui regarde de nouveau le chemin parcouru, et dans votre classe, ça commence par une politique claire : ce que vos élèves ont le droit de faire avec l'IA, ce qu'ils n'ont pas le droit de faire et pourquoi. C'est ce que vous trouverez dans le reste de la page : ce que contient une bonne politique, ce que valent vraiment les détecteurs et un modèle que vous pouvez copier aujourd'hui.
Pourquoi chaque classe a besoin de sa propre politique
Votre conseil scolaire a déjà des directives sur la tricherie et le plagiat. Faire croître le succès les exige. Mais des directives de conseil doivent convenir à toutes les matières de toutes les écoles. Elles ne diront jamais à votre classe si se servir de l'IA pour vérifier le raisonnement d'une conclusion de laboratoire, c'est de l'aide ou de la tricherie. Cette décision-là porte sur votre travail et sur ce qu'il évalue vraiment. Personne au-dessus de vous ne peut la prendre à votre place.
Une politique écrite, c'est aussi ce qui rend l'application équitable : on ne peut pas reprocher aux élèves une règle que personne n'a dite tout haut. Je joins la mienne au plan de cours, dans chacun de mes cours. Elle est écrite, je l'enseigne et je demande aux élèves de la montrer à leurs parents. Comme ça, tout le monde part avec la même information. S'il arrive quelque chose, la conversation avec l'élève et les parents tient beaucoup mieux la route. Et les élèves savent à quoi s'en tenir. Ils n'ont pas à se demander si leur façon d'utiliser l'IA pour étudier est permise.
Ce que contient une bonne politique de classe
Un principe clair
C'est la phrase qui tient toute la politique. Dans le modèle plus bas, la voici : le travail que vous remettez doit venir de votre propre réflexion, dans vos propres mots. Écrivez la vôtre avant tout le reste.
Une définition simple
Dites ce que tricher veut dire dans votre classe, dans des mots que vos élèves comprennent du premier coup, puis nommez l'IA à l'intérieur de cette définition.
La liste de ce qui est permis
Allez dans le détail et soyez aussi large que votre matière le permet : chercher des idées, monter un plan, corriger la grammaire, se faire expliquer une notion difficile comme le ferait un tuteur, se faire questionner sur les notes de cours avant un test. Nommer ce qui est permis, c'est ce qui rend les interdictions applicables.
La liste de ce qui ne l'est pas
Aussi précise. Du texte généré collé dans un travail, des résumés ou des reformulations de sources faits par l'IA, des devoirs et des tests faits par un robot conversationnel.
Une marche à suivre écrite, en cas de manquement
Décidez tout de suite ce qui arrive la première fois que vous aurez un doute, puis mettez-le par écrit : regarder le travail, parler en privé, puis trancher. Cette section doit aussi énoncer les conséquences exactes d'un manquement. Faites-la approuver par votre direction.
La vérité sur la détection
Dites franchement ce que les logiciels de détection font et ne font pas dans votre classe. Un pourcentage ne décide jamais rien tout seul. C'est votre jugement professionnel qui tranche.
Les détecteurs d'IA ne règlent rien
Ce sont des indices. Ce ne sont pas des preuves.
Turnitin dit que plus de 16 000 établissements utilisent ses services. Pour la première année de son détecteur d'IA, l'entreprise annonce plus de 200 millions de travaux analysés, dont environ 11 % signalés comme contenant au moins 20 % de texte écrit par l'IA. Ce sont ses propres petits caractères qui posent les limites. Le taux de faux positifs de moins de 1 % qu'elle annonce ne vaut que pour les documents contenant plus de 20 % de texte d'IA. Sous cette barre, elle a reconnu davantage de faux positifs. Elle n'affiche plus aucun pourcentage entre 1 et 19 % et elle refuse de noter un texte de moins de 300 mots.
Et les détecteurs ne se trompent pas au hasard. Une étude de Stanford parue dans la revue Patterns a soumis sept détecteurs d'IA offerts au public à deux lots de textes. D'un côté, 88 rédactions d'élèves américains de 8e année. De l'autre, 91 textes du TOEFL, écrits par des personnes dont l'anglais n'est pas la langue maternelle. Turnitin n'en faisait pas partie. Les textes de 8e année sont passés presque sans faute. Plus de la moitié des textes du TOEFL ont été signalés comme écrits par l'IA, un taux moyen de faux positifs de 61 %. Dans une classe de l'Ontario, ça, c'est une ou un élève, à une place précise, qui a fait le travail.
Les élèves le sentent déjà. La moitié des élèves américains sondés par RAND ont dit craindre d'être accusés à tort d'avoir triché avec l'IA.
Un détecteur peut ouvrir la conversation
Un pourcentage peut ouvrir une conversation. Il ne peut jamais la conclure. Traitez-le comme un indice parmi d'autres, jamais comme une preuve à lui seul et jamais comme la raison que vous donnez à l'élève. Les fournisseurs disent la même chose. Turnitin présente son rapport sur l'écriture par IA comme une façon d'amorcer une conversation d'ordre formatif, pas comme un constat de faute. OpenAI, lui, disait de son propre classificateur qu'il ne devait pas servir d'outil décisionnel principal.
Ce qui tient vraiment la route
- Les brouillons, les notes et l'historique des versions. Google Docs le conserve, et Word aussi quand le fichier vit dans OneDrive ou SharePoint. Un historique absent ne prouve rien : un fichier enregistré sur un portable n'en a pas. Mais quand l'historique existe, l'élève qui a fait le travail peut vous le montrer.
- Une courte conversation en privé. Demandez à l'élève de vous expliquer ses choix et de reformuler ses idées dans ses propres mots. D'expérience, c'est ce qui tranche, dans un sens comme dans l'autre.
- Un point de départ. Un texte écrit devant vous dans les premières semaines, pour savoir à quoi ressemble l'écriture de chaque élève.
- Des points de contrôle intégrés au travail. Si le but est d'évaluer le chemin parcouru, alors évaluez-le pour vrai. Prévoyez un rendez-vous, avec une grille, où l'élève vous montre son plan ou ses sources.
Ce que je fais dans ma classe
Rien de tout ça ne commence le jour où un rapport douteux atterrit sur mon bureau. Ça commence la première semaine. Je parle du travail avec mes élèves tout le temps, alors je sais comment chaque élève écrit et réfléchit. Et je monte mes travaux pour qu'ils résistent à l'IA dès le départ : de l'écriture faite en classe, des points de contrôle en cours de route.
Quand il rentre quand même un travail qui ne sonne pas comme l'élève, j'y vais dans l'ordre. D'abord je le place à côté de ses travaux passés, pour confronter mon doute à quelque chose de réel. Ensuite je le passe dans un détecteur et je repère les passages les plus douteux. Le pourcentage ne décide rien : il me dit où regarder. Puis j'organise la rencontre.
J'ouvre toujours de la même façon : « Je voulais vous parler de votre rapport sur… » Ensuite, je pose des questions sur le travail lui-même. Pouvez-vous m'expliquer ce que vous vouliez dire dans ce passage? Pourquoi ce mot-là, ici? Pouvez-vous me montrer comment vous passez de vos données à cette conclusion? L'élève qui a fait le travail répond sans relire sa feuille. Si la réponse vient, je suis satisfait, l'affaire est close et on passe à autre chose. Sinon, je note un manquement et j'applique les conséquences prévues dans ma politique. Cette marche à suivre, regarder, parler, puis trancher, est écrite mot pour mot dans le modèle plus bas.
Deux choses à ne pas faire
- Ne collez pas le travail de vos élèves dans un robot conversationnel public pour « vérifier » si l'IA l'a écrit. Ce travail part alors quelque part où vous n'avez aucun contrôle. Et ça ne marche pas : OpenAI a retiré son propre classificateur en juillet 2023 parce qu'il repérait seulement 26 % des textes écrits par l'IA et signalait à tort 9 % des textes humains.
- N'ouvrez pas la rencontre avec le pourcentage. Ouvrez-la avec le travail et laissez l'élève parler en premier.
Six gestes pour rédiger la vôtre
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Lisez ce qui existe déjà
Les directives de votre école sur la tricherie et le plagiat, les balises sur l'IA que votre conseil scolaire a publiées, le modèle de plan de cours de votre département. Votre politique se place sous ces documents, pas à côté. Si votre conseil n'a encore rien dit sur l'IA, écrivez-le : tant qu'il n'y a pas de directive du conseil, voici la règle dans cette classe.
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Écrivez d'abord votre principe, en une phrase
Ça peut prendre quelques essais et quelques réécritures. C'est pourtant cette phrase qui porte l'esprit de la politique et qui dit votre position sur l'IA et sur l'intégrité intellectuelle. Quelques questions pour vous guider :
- Voulez-vous que vos élèves utilisent l'IA à la maison, en classe, les deux ou pas du tout?
- Le texte final compte-t-il pour vous? Ou préférez-vous que l'élève fasse la réflexion et laisse l'IA écrire?
- Et les images? Vos élèves peuvent-ils utiliser des images produites par l'IA?
- Qu'est-ce qui a de la valeur, dans votre classe?
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Adaptez les deux listes à votre matière
Une liste générale, on la conteste. Une liste ancrée dans la matière, on la suit.
Sciences
- Expliquer ce qu'est une variable contrôlée
- Vous questionner sur votre plan d'expérience avant un labo
- Rédiger votre conclusion
- Interpréter vos données à votre place
Français
- Chercher des idées de sujets
- Monter un plan
- Résumer ou reformuler vos sources
- Écrire les paragraphes que vous remettez
Mathématiques
- Expliquer une méthode sur une question de pratique
- Générer d'autres problèmes pour s'exercer
- Faire vos devoirs
- Produire la solution que vous remettez
Anglais et autres langues secondes
- Faire la conversation avec vous
- Corriger votre grammaire et expliquer la règle
- Traduire votre travail
- Écrire votre paragraphe en anglais
Histoire et études sociales
- Vous questionner sur les événements
- Expliquer les deux côtés d'un débat
- Écrire votre position
- Servir de source (elle en invente)
Arts visuels
- Vous aider à trouver des références
- Expliquer une technique comme la perspective à deux points de fuite
- Produire l'image que vous remettez
- Fournir un modèle à décalquer
Musique
- Monter une piste d'accompagnement pour pratiquer
- Vous questionner sur la théorie
- Composer la pièce que vous remettez
- Écrire votre analyse d'une œuvre
Éducation physique et santé
- Monter un programme d'entraînement
- Expliquer le fonctionnement d'un groupe musculaire
- Remplir votre journal d'entraînement
- Écrire votre travail en éducation à la santé
Affaires et commerce
- Jouer le client difficile pour préparer votre présentation
- Expliquer un terme comme les flux de trésorerie
- Écrire votre plan d'affaires
- Produire l'étude de marché que vous remettez
Informatique
- Expliquer un message d'erreur
- Vous aider à retracer un bogue
- Écrire le programme que vous remettez
- Faire vos exercices de programmation à votre place
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Écrivez la marche à suivre avant d'en avoir besoin
Trois temps suffisent : regarder le travail, rencontrer l'élève en privé, puis trancher. Le modèle plus bas en ajoute un quatrième, l'appel, pour que l'élève en désaccord sache ce qui s'en vient. L'écrire quand vous êtes calme, c'est ce qui la garde équitable le jour où vous ne l'êtes pas. Dites dans la politique que le logiciel de détection nourrit le premier temps et ne décide jamais.
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Enseignez-la la première semaine, puis une deuxième fois
Quinze minutes, la première semaine. Je donne une courte leçon sur l'IA au début de chaque semestre. Puis je suis strict dans les semaines qui suivent, parce que le premier travail donne le ton. Je le dis franchement à ma classe : le rapport de laboratoire n'est pas le but du cours. Le raisonnement derrière, oui. Et si l'IA le fait à votre place, c'est vous que vous privez, pas moi. Je leur montre des exemples de consignes à donner à l'IA. Ils adorent les analogies loufoques et les moyens mnémotechniques qu'elle sort, et honnêtement, ça aide. Pour la plupart, c'est la première fois qu'une enseignante ou un enseignant leur parle de ça.
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Montrez l'exemple
Si vous utilisez l'IA dans votre propre travail, dites-le et dites comment. Beaucoup d'entre nous le font pour la paperasse du métier. La règle que je demande aux élèves, je me l'applique : la réflexion reste la mienne, et je vérifie tout ce qui revient. Si c'est la paperasse qui vous amène ici, nos guides de rédaction couvrent la question, au palier élémentaire comme au palier secondaire. Le carnet de notes Gradefully, lui, rédige les ébauches de commentaires à partir des données déjà présentes dans votre carnet.
Copiez-le, puis faites-le vôtre
Une politique complète sur l'IA, écrite pour être lue par vos élèves.
Politique d'intégrité intellectuelle
Comment on travaille honnêtement dans ce cours, et ce que vous pouvez faire ou non avec l'IA.
Notre engagement : l'honnêteté
Dans ce cours, l'honnêteté compte. Votre travail doit être le vôtre, pour que vos résultats disent vraiment ce que vous avez fait et ce que vous avez appris. Ça veut dire assumer votre travail, reconnaître l'aide que vous avez reçue et citer vos sources correctement, en style APA.
La tricherie et le plagiat, c'est quoi
Tricher ou plagier, c'est remettre le travail de quelqu'un d'autre, ou un travail que vous n'avez pas vraiment fait, comme s'il était le vôtre. Ça comprend :
- le plagiat, c'est-à-dire copier-coller sans citer;
- tricher à un test ou à un examen;
- travailler avec quelqu'un d'autre sur un travail individuel;
- inventer des données ou des résultats, ou modifier vos données pour qu'elles donnent la réponse attendue;
- utiliser l'intelligence artificielle (IA) pour faire le travail à votre place.
L'utilisation de l'intelligence artificielle (IA)
Ce qui est permis : l'IA comme outil
Vous pouvez utiliser l'IA pour vous aider à :
- trouver des idées ou monter un plan;
- vérifier votre grammaire et améliorer votre style;
- comprendre une notion difficile, comme le ferait un tuteur;
- mettre vos références en forme, en les vérifiant toujours, parce que l'IA se trompe dans les références.
Ce qui n'est pas permis : la tricherie
Vous ne pouvez pas utiliser l'IA pour :
- écrire du texte que vous copiez-collez dans un travail;
- résumer ou reformuler vos sources à votre place;
- créer, remplir ou « nettoyer » des données ou des résultats de laboratoire;
- faire vos devoirs, vos tests ou vos examens.
Le principe de base : le travail que vous remettez doit venir de votre propre réflexion, dans vos propres mots.
Me dire comment vous avez utilisé l'IA
Si vous utilisez l'IA d'une façon ou d'une autre dans un travail, dites-le. Ajoutez une courte note à la fin de votre travail : l'outil et le modèle utilisés, et ce que vous en avez fait. Une ou deux phrases suffisent. Utiliser l'IA d'une façon permise n'est jamais un problème; le cacher, oui.
Exemple : « J'ai utilisé ChatGPT (GPT-5) pour m'aider à monter le plan de ce rapport de laboratoire et pour vérifier ma grammaire. Tout le texte et toutes les données sont de moi. »
Exemple : « J'ai utilisé Google Gemini (2.5 Flash) pour me faire expliquer la diffusion avant de commencer. Je ne l'ai pas utilisé pour écrire quoi que ce soit dans ce travail. »
En cas de doute, demandez-moi
Si vous avez un doute sur ce qui est permis, demandez-moi avant de remettre le travail. Poser la question ne vous causera jamais d'ennuis. Une question réglée avant, c'est bien plus simple qu'un problème réglé après.
Les consignes du travail passent avant
Certains travaux auront leurs propres règles sur l'IA, écrites dans les consignes. Ces règles remplacent la présente politique pour ce travail-là. Un travail peut par exemple interdire l'IA complètement, pour toutes les parties de la tâche. Si les consignes d'un travail et cette politique ne disent pas la même chose, suivez les consignes du travail.
Si j'ai des doutes sur votre travail
Si je me demande si le travail que vous avez remis est bien le vôtre, je suivrai une démarche équitable et privée.
1. Je regarde d'abord
Avant de vous parler, je regarde attentivement votre travail, les sources que vous avez pu utiliser et tout le reste dont je dispose, y compris les rapports d'un logiciel de détection. Un logiciel de détection n'est qu'un indice, et il ne suffit jamais à lui seul. Il peut se tromper, alors il ne décide jamais rien. Ce premier temps sert à comprendre la situation avant qu'on en parle.
2. On se parle, en privé
Je prends ensuite un rendez-vous avec vous. Le but, c'est une conversation, pas une accusation. Je vous demanderai de m'expliquer comment vous avez fait le travail, de me montrer vos notes ou vos brouillons et de reformuler vos idées dans vos propres mots. C'est la partie la plus importante, et c'est celle qui est la plus juste pour vous.
3. Une décision équitable
Après notre conversation, je décide à partir de tout ce que je sais.
- S'il n'y a aucun signe de tricherie, l'affaire est close.
- Si la tricherie est confirmée, la conséquence dépend de la gravité du geste, du nombre de fois où c'est arrivé et de votre situation. Ça peut vouloir dire refaire le travail, pour que vous appreniez vraiment ce qu'il visait. Dans un cas grave, ou si ça se répète, ça peut vouloir dire une note de zéro et un signalement à la direction.
4. Si vous n'êtes pas d'accord
Si vous, vos parents, votre tutrice ou votre tuteur n'êtes pas d'accord avec ma décision, vous pouvez faire appel. Une autre enseignante, un autre enseignant ou la direction révisera alors votre travail et ma décision de façon indépendante. Après cette révision, la décision est finale.
- Libre de copie et d'adaptation
- Aucune inscription
- Écrit pour les élèves
- Tiré d'un vrai cours de l'Ontario
Adapté de la politique sur l'IA du plan de cours de Sciences, 9e année (SNC1W), en Ontario, le cours que donne le fondateur de Gradefully. Libre de copie, de traduction et d'adaptation. Aucune mention nécessaire.
Arrimez-la d'abord à votre école et à votre conseil
C'est le modèle d'un enseignant, pas un avis juridique et pas une politique de conseil scolaire. Les directives de votre école, les balises de votre conseil sur l'IA et vos obligations professionnelles passent avant. Si quelque chose ici les contredit, ce sont elles qui l'emportent. Ça vaut aussi la peine de le montrer à la direction de votre département. Un département qui dit la même chose, c'est bien plus facile à vivre pour les élèves que six enseignantes et enseignants qui disent six choses différentes.
Quatre choses à changer avant de l'utiliser
- Changez le style de citation. Le modèle dit APA parce que c'est ce qu'utilise ce cours-là.
- Changez les conséquences. Les pénalités sur la note et le signalement à la direction se décident au-dessus de votre classe. Alignez-vous sur ce que votre école fait vraiment. Faire croître le succès demande aux conseils scolaires de prévoir un continuum de conséquences pesé selon quatre facteurs : l'année d'études de l'élève, son niveau de maturité, sa situation particulière et le nombre de fois où c'est arrivé. Le zéro n'est pas la règle du Ministère.
- Adaptez les exemples à votre matière. Les listes du troisième geste, plus haut, sont un point de départ.
- Mettez-y votre style. Les élèves voient tout de suite quand une politique a été collée là et jamais relue à voix haute.
Foire aux questions
Ai-je besoin d'une politique de classe si mon conseil scolaire en a déjà une?
Oui, parce que les deux ne font pas le même travail. Les directives du conseil, que Faire croître le succès exige, fixent les balises pour toutes les écoles et toutes les matières. Une politique de classe dit aux élèves ce qui compte comme leur propre travail dans vos travaux à vous, et cette décision revient à la personne qui a monté le travail. La vôtre se place sous celle du conseil et ne la contredit jamais.
Devrais-je simplement interdire l'IA au complet?
Vous le pouvez, et dans certains cours c'est le bon choix. Mais soyez honnête sur la portée de vos règles : les élèves utiliseront l'IA à la maison si le travail le permet, alors un cours sans IA veut dire que l'écriture qui compte se fait en classe, devant vous. Précisez ce qui est interdit, dites quoi faire à la place, et appliquez la règle. Une interdiction générale que tout le monde sait inapplicable enseigne aux élèves que vos règles sont décoratives. La plupart des enseignantes et enseignants vont plus loin en nommant quelques usages permis, parce que c'est ce qui rend les interdictions claires.
Puis-je me servir du score d'un détecteur d'IA comme preuve qu'un élève a triché?
Non. Traitez-le comme un indice parmi d'autres, jamais comme une preuve à lui seul. Turnitin n'affiche plus aucun chiffre sous son seuil de 20 %. Une étude de Stanford parue dans la revue Patterns a soumis sept détecteurs offerts au public à des textes du TOEFL, écrits par des personnes dont l'anglais n'est pas la langue maternelle. Plus de la moitié ont été classés à tort comme écrits par l'IA. Un score est une raison de regarder de plus près et d'aller parler à l'élève. Ce qui tient la route, ce sont les brouillons, les notes, l'historique des versions et l'élève qui explique son raisonnement.
Que faire la première fois que je soupçonne un élève d'avoir utilisé l'IA?
Ralentissez et suivez votre marche à suivre. Regardez d'abord le travail et les sources possibles, puis rencontrez l'élève en privé et demandez-lui de vous expliquer sa démarche. Décidez après cette conversation, pas avant. D'expérience, la rencontre règle presque tout ce qu'un pourcentage ne peut pas régler, dans un sens comme dans l'autre.
Puis-je copier ce modèle dans mon plan de cours?
Oui. Il est libre de copie, de traduction et d'adaptation, sans mention ni permission à demander. Lisez-le d'abord à côté des politiques de votre école et de votre conseil scolaire, et changez tout ce qui ne correspond pas à la façon dont votre classe fonctionne vraiment.
D'où viennent les affirmations de cette page
Les documents derrière ce qui est affirmé ici. Les numéros de page sont ceux de la version imprimée.
- Faire croître le succès : Évaluation et communication du rendement des élèves fréquentant les écoles de l'Ontario. Première édition, 1re – 12e année
- Sciences, 9e année, cours décloisonné (SNC1W)
- GPT detectors are biased against non-native English writers
- Fabrication and errors in the bibliographic citations generated by ChatGPT
- AI Use in Schools Is Quickly Increasing but Guidance Lags Behind: Findings from the RAND Survey Panels
- How Teens Use and View AI
- Survey of Canadian Grades 6–12 Teachers on AI Training and School Policies for Its Use
- Generative AI boom among Canadian students raises dilemmas
- Turnitin's AI writing detection capabilities FAQs
- Turnitin marks one year anniversary of its AI writing detector with millions of papers reviewed globally
- Turnitin admits there are some cases of higher false positives in AI writing detection tool
- New AI classifier for indicating AI-written text
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L'étude de l'Institut Fraser est un sondage par panel non probabiliste, et les chiffres de Turnitin viennent du fournisseur lui-même. Liens vérifiés en juillet 2026. Si une source ne dit pas ce que nous lui faisons dire, écrivez-nous à /fr/contact/ et nous corrigerons.
Les bulletins, maintenant? Gradefully rédige les ébauches dans votre style.
Le carnet de notes créé par l'auteur de ce modèle : vos notes, vos listes de classe et vos commentaires de bulletin dans une seule application.